Bienvenue sur le site du séminaire Marx au XXIe siècle
Programme 2011-2012 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Équipe responsable du séminaire   
Sorbonne, Amphithéâtre Lefebvre, Galerie Dumas, Escalier R.
Attention : l'entrée se fait par le 14, rue Cujas

Le prospectus du programme 2011-2012 au format PDF

SECOND SEMESTRE

samedi 21 janvier 2012 | Serge WOLIKOW, Les discussions sur le marxisme dans l’Internationale communiste (1919-1943) [affiche] [video]

samedi 28 janvier 2012 | Roland PFEFFERKORN, Rapports sociaux de sexe et articulation des rapports sociaux [affiche] [video]

samedi 4 février 2012 | Tom ROCKMORE, Interprétations marxistes de Hegel [affiche] [video]

samedi 11 février 2012 | Nicolas VIEILLESCAZES, Le marxisme de Fredric Jameson [affiche] [video]

samedi 18 février 2012 | Anne DURAND, Édouard PACAUD & Raphaël CHAPPÉ, Colloque « La réalisation de la philosophie à l’époque du Vormärz (1815-1848) » : seconde journée (la première journée se déroule le vendredi 17 février 2012 à l’université Paris-Ouest-Nanterre) [affiche-programme du colloque] [programme]

samedi 25 février 2012 | Razmig KEUCHEYAN, Penser la crise avec Gramsci [affiche]

samedi 3 mars 2012 | Maurice ANDREU, Les manuscrits de prison de Boukharine, 1937-1938 [affiche] [texte]

samedi 10 mars 2012 | Manlio GRAZIANO, Le rôle politique de l’Église catholique dans le monde : géopolitique des religions [affiche] [video]

samedi 17 mars 2012 | Christophe DARMANGEAT, Le marxisme à l’épreuve des progrès de l’anthropologie : la domination masculine est-elle née avec les classes sociales ? [affiche] [texte] [video]

samedi 24 mars 2012 | Gilbert ACHCAR, Marx et l’orientalisme [affiche]

samedi 31 mars 2012 | Jean BATOU, L’accumulation primitive au XXIe siècle : Back to the Future ? [affiche]

PREMIER SEMESTRE

samedi 8 octobre 2011 | Jean SALEM, Marx et le matérialisme antique [affiche PDF] [texte] [video]

samedi 15 octobre 2011 | Michael LÖWY, Romantisme et marxisme [affiche PDF] [video]

samedi 22 octobre 2011 | Séance à propos des ouvrages de Ian BIRCHALL, Sartre et l’extrême-gauche (La Fabrique, 2011) & d’Emmanuel BAROT (dir.), Sartre le marxisme (La Dispute, 2011) en présence des auteurs [affiche PDF] [texte de I. H. Birchall] [video]

samedi 29 octobre 2011 | Benjamin CORIAT, La crise de la pensée propriétaire et le retour des communs [affiche PDF]

samedi 5 novembre 2011 | Mikail BARAH, Un Moyen-Orient en reconstruction : sur les « Révolutions » arabes [affiche PDF] [video]

samedi 12 novembre 2011 | Anne CLERVAL, La « gentrification » : une lutte de classes dans l’espace urbain ? [affiche PDF] [video]

samedi 19 novembre 2011 | David HARVEY, Histoire contra théorie : la méthode de Marx aujourd’hui [affiche PDF] [video]

samedi 26 novembre 2011 | Karel YON, La « démocratie sociale » : espace de liberté syndicale ou formatage néo-libéral de la lutte des classes ? [affiche PDF]

samedi 3 décembre 2011 | Thierry LABICA, Que faire des Cultural Studies ? Autour de l’héritage du marxisme britannique dans la théorisation de la culture [affiche PDF] [vidéo]

samedi 10 décembre 2011 | Vincent CHAMBARLHAC & Jean-Numa DUCANGE, Les deux cultures : l’histoire du socialisme dans l’affrontement partisan [affiche PDF] [vidéo]

 
Présentation du séminaire Imprimer Envoyer
Écrit par Équipe responsable du séminaire   
Dire que la pensée de Marx est vivante ne peut plus être aujourd’hui une déclaration abstraite et sans conséquence. C’est bien la radicalité même de cette pensée qui en est la cause, et non la perspective de son inscription sans heurt au sein d’une tradition « classique ». Dès lors, c’est seulement un travail poursuivi d’exploration et d’invention qui peut le montrer. C’est pourquoi ce séminaire se veut un lieu de débat, de découverte et de confrontation, original à plusieurs titres.

Il s’agit de se confronter aux textes de Marx et du marxisme avec la plus grande rigueur historique et philologique, en développant et en présentant, le travail éditorial autant que critique, déjà réalisé ou en cours de réalisation, et cela sur le plan international.

Il s’agit de surmonter les découpages rigides et les barrières disciplinaires, de faire se croiser les axes, philosophique, sociologique, économique, etc., en les unissant autour de leur portée concrète ou pratique : c’est la volonté d’intervention théorique et politique de l’engagement critique qui, sans dogmatisme, définissent un rapport vivant à Marx aujourd’hui

Il s’agit donc d’être offensifs, dans un contexte d’hégémonie, à la fois puissante et fragile, de la pensée dominante. Il importe d’ouvrir les fenêtres, de déranger les évidences, de rejeter les mauvais procès et de récuser les anathèmes. Rien de plus utile pour cela que de se confronter à toutes les idées du présent, d’être attentif à tous les courants de pensée. Bref, d’investir tous les points hauts de la pensée contemporaine, en philosophie, économie, histoire, sciences sociales, sciences de la nature, etc., en vue d’une confrontation informée et sans timidité.

Gilbert Achcar, Emmanuel Barot, Sophie Béroud, Sebastien Budgen, Vincent Charbonnier, Jean-Numa Ducange, Isabelle Garo, Stathis Kouvélakis, André Tosel
 
Organisation du site PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Équipe responsable du séminaire   

Bienvenue sur le site du séminaire Marx au XXI siècle : l'esprit & la lettre. L'accès aux rubriques et aux contenus du site se fait grâce au menu qui figure à droite de l'écran.

Quand vous cliquez sur la rubrique Le séminaire s'afficheront, dans la fenêtre principale la présentation (l'argument) du séminaire et, dans la partie droite de l'écran, le menu de cette rubrique, ses sous-rubriques en somme. En cllquant dessus vous accéderez à leurs contenus particuliers. Vous y trouverez notamment le programme de l'année en cours.

Pour les textes, ceux-ci sont répartis en deux grandes ensembles, Figures et Thématiques, comportant chacun des rubriques avec des textes. Quand vous cliquez, à droite de l'écran donc, sur l'une des rubriques, s'affichera, dans la fenêtre principale, la liste des sous-rubriques avec le nombre de textes disponibles pour chacune d'entre elles et à droite de l'écran la liste des sous-rubriques. Pour directement accéder au contenu d'une rubrique, il suffit de cliquer sur celle-ci.

Tous les textes antérieurement disponible sur l'ancien site, n'ont pas encore été rapatriés mais le seront progressivement. Quant aux textes des interventions au séminaire, notamment pour cette année, ils seront mis en ligne dès nous les aurons. Le blog du séminaire, annoncera leur parution.

Bonne navigation

 
J.-N. Ducange | La Révolution française et la social-démocratie PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Ducange (Jean-Numa)   

J.-N. Ducange

La Révolution française et la social-démocratie

Transmissions et usages politiques de l’histoire en Allemagne et Autriche, 1889-1934

Presses universitaires de Rennes, 2012.

Une présentation de l'ouvrage

Son introduction et sa table des matières sont accessibles et librement téléchargeables au format PDF

 

 

 
I. Garo | Marx et l’invention historique (Livre) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Garo (Isabelle)   

 

Isabelle Garo 
Marx et l’invention historique
Syllepse, 2012 (192 p., 10 €)

 

Avec l’aimable accord de l’éditeur, nous publions l'avant-propos et la table des matières de cet ouvrage, disponible en librairie depuis janvier 2012.

 

Avant-propos

Les six chapitres de ce petit livre portent tous sur la question de l’invention chez Marx. Cette notion n’est pas un concept central de son œuvre, mais elle permet pourtant de rassembler deux problématiques essentielles, à la fois distinctes et indissociables. La première concerne l’invention historique. En effet, on a coutume aujourd’hui encore de voir en Marx un penseur déterministe, pour qui l’histoire se déduirait et ne serait que la réalisation linéaire d’un programme, selon une conception directement héritée de l’idéalisme allemand et plus particulièrement de Hegel. Plus gravement encore, on lui impute un économisme, qui relie de façon rigide des strates sociales et qui donne à la base de cet édifice le pouvoir d’en conditionner de façon unilatérale les étages supérieurs ainsi que les étapes successives. Cette conception repose en réalité sur une méconnaissance profonde de son œuvre ainsi que de l’évolution constante de sa pensée. Contre ces caricatures, c’est cette dimension dynamique qu’il importe de restituer, parce qu’elle constitue, finalement, la meilleure voie d’accès à une dialectique créative qui, chez Marx, caractérise l’histoire humaine autant que les idées qui en sont partie prenante, les siennes propres n’échappant pas à la règle.

Aux antipodes de tous les schémas mécanistes, donc, il faut souligner que Marx place la politique et les formes collectives d’innovation et d’invention qui lui appartiennent, au centre même du processus historique. Ce ne sont pas seulement ses écrits historiques qui permettent de l’affirmer, mais l’ensemble des textes qui relèvent de la critique de l’économie politique, incluant le Capital et les manuscrits préparatoires. C’est donc la dimension proprement politique de l’analyse marxienne qu’il s’agit de mettre en évidence, telle qu’elle apparaît notamment à travers la réflexion sur les formes d’organisation, de transition et de médiation politiques, sur

lesquelles Marx s’est fréquemment arrêté sans en proposer de théorisation séparée. Qu’il s’agisse de la notion de classe, de la notion de parti ou de la question du socialisme et du communisme, on rencontre dans son œuvre une attention toute particulière portée aux phénomènes de construction et d’invention historiques, invention devant parvenir à terme à l’abolition du capitalisme et instaurant entre le présent capitaliste et la perspective communiste une chaîne d’étapes, non prescrites par avance, tout en étant bel et bien orientées par cette finalité même.

Mais la question de l’invention concerne aussi et dans le même temps les procédés de l’analyse théorique, radicalement modifiés par une telle conception du cours historique. En effet, la place neuve que Marx confère à l’intervention politique va de pair avec la mise en œuvre d’une compréhension de l’histoire inédite, rompant avec toute philosophie de l’histoire et qui le conduit à forger un arsenal de concepts novateurs, mais aussi et surtout une conception sans précédent du rapport entre théorie et pratique. Les textes qu’on qualifie de « méthodologiques » sont à ce titre porteurs d’une redéfinition du travail théorique, redéfinition en constant retravail et qui bouleverse les approches disciplinaires telles qu’elles sont constituées à son époque : histoire, anthropologie, économie, philosophie. Le type d’invention conceptuelle qu’on y rencontre est inséparable de l’invention historique elle-même. C’est l’ouverture fondamentale du cours historique sur un devenir à la fois déterminé et non pré-écrit, précisément parce qu’il inclut les luttes sociales et politiques en cours, qui se réfracte, au sein de l’élaboration théorique, sous la forme de l’analyse des conditions d’une saisie dialectique du réel, attentive à ses transformations permanentes mais aussi à la nature propre d’intervention en circonstances du travail savant.

De ce point de vue, deux textes fameux, l’introduction de 1857 et l’analyse du fétichisme, notamment développée dans le livre 1 du Capital, condensent cette question de l’invention théorique, toujours mise en relation étroite avec la pratique historique réelle et avec les possibilités transformatrices qui y naissent. Ainsi et contre toute attente, le terme d’invention

se révèle-t-il finalement le plus adéquat pour désigner cette unité toujours problématique, jamais achevée – et surtout inachevable –, entre théorisation et action historique. On peut l’affirmer : l’examen de cette question sous l’angle de l’invention permet de faire pièce aux objections traditionnelles concernant la conception marxienne de l’histoire. Dans le cadre de ce petit ouvrage, l’objectif est de s’en tenir à l’examen des thèses de Marx lui-même. Il est évident qu’une enquête englobant les apports des auteurs se réclamant du marxisme, ainsi la prise en compte d’une abondante littérature secondaire sur ces questions, aurait eu de toutes autres dimensions.

Le propos plus modeste des chapitres qui suivent est de mettre en évidence, au sein de la seule œuvre marxienne, l’importance que prend cette question de l’invention, importance croissante à mesure que Marx découvre toute la complexité de l’histoire mondiale réelle et se fait plus attentif aux formations sociales non capitalistes en même temps qu’aux difficultés de la mobilisation politique et aux formes d’organisation qu’elle requiert, aux échecs révolutionnaires de son temps. Si ses questionnements sont, à cet égard, bien distincts des nôtres, tout simplement parce que Marx ne sait rien de structurations politiques plus récentes, ils n’en demeurent pas moins d’une exceptionnelle actualité, pointant des enjeux et des difficultés dont nous sommes les héritiers directs. Sans que soit ici développée la question de cette actualité maintenue, de ses limites mais aussi de ses potentialités, c’est bien entendu elle qui guide toute l’enquête présentée ici, s’il est vrai que toute lecture de Marx ne peut être qu’une lecture en situation, elle-même impliquée. On laissera au lecteur le soin de prolonger par lui même des interrogations qui demeurent, plus que jamais, ouvertes.

 

Table des matières Avant-propos | 1. Imagination et invention de Castoriadis à Marx | 2. Individu, classe, parti : politique et subjectivation | 3. La Commune de Paris comme invention démocratique | 4. Le socialisme comme invention: une lecture de la Critique du programme de Gotha | 5. Méthode et invention dans l’Introduction de 1857 à la Critique de l’économie politique | 6. Le fétichisme de la marchandise: un exemple d’invention conceptuelle

 

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